Bienvenue sur le dico!
Pour comprendre les enjeux antiracistes et féministes, c’est important de bien capter le vocabulaire qui y est lié.
On te propose de redéfinir quelques termes qui pourraient te servir.
A
B
C
D
Dog whistling
Le dog whistling est une stratégie de communication politique qui consiste à transmettre des messages ambigus. Ils sont volontairement formulés de manière à sembler anodins pour la majorité du public tout en ayant un sens particulier pour un groupe ciblé. Cette technique repose sur une double interprétation : un discours qui paraît neutre ou acceptable en surface, active en réalité des références culturelles, idéologiques ou identitaires spécifiques pour ceux qui en partagent les codes. La complexité du dog whistling réside dans sa nature subtile : il est souvent difficile à identifier et à prouver, car il laisse place à l’interprétation. Cela le rend d’autant plus redoutable dans le débat public. Difficile de savoir si l’orateur en use ou si c’est le fruit du hasard.
Sources : mundaneum
E
F
Féminisme intersectionnel
Le féminisme intersectionnel, c’est un féminisme qui prend en compte les différentes discriminations et oppressions. Ces dernières se superposent, et ne peuvent pas être séparées les unes des autres. Ce concept a été théorisé par Kimberlé Crenshaw en 1989. Pour elle, l’intersectionnalité permet de se rendre comptes des différentes situations d’oppression, ou de privilèges.
Sources : Jargon Combatif, unwomen, cairn
Fémonationalisme
Théorisé par Sara R. Farris, le fémonationalisme désigne l’instrumentalisation du féminisme et de l’émancipation des femmes à des fins électorales racistes, xénophobes et islamophobes. Par exemple, des partis nationalistes et néolibéraux pointent les étrangers et les français racisés comme principaux responsables des violences sexistes et sexuelles, en particulier dans l’espace public, afin d’alimenter les stéréotypes racistes et de justifier ainsi la mise en place de politiques racistes et discriminatoires.
Sources : In the name of women’s rights, Sarah R. Farris, La déferlante
Fenêtre d’Overton
La fenêtre d’Overton désigne l’ensemble des idées acceptables dans la société. Joseph P. Overton explique que les idées qui se trouvent à l’intérieur de cette fenêtre sont politiquement sûres, tandis que celles qui sont en dehors sont jugées trop radicales. Une idée peut entrer ou sortir de la fenêtre, en fonction de son usage par les médias, les politiques ou les mouvements sociaux.
Flood the zone
Si on traduit littéralement l’expression “flood the zone”, ça veut dire “inonder la zone”. Dans un contexte politique, c’est un peu la même idée : c’est une stratégie utilisée par des dirigeants/responsables pour saturer l’espace médiatique avec une montagne d’annonces, de messages ou d’actions pas forcément importantes. Le but ? Détourner l’attention des sujets plus sensibles, polémiques ou gênants. Cette méthode a été rendue célèbre par Steve Bannon, un proche de Donald Trump. Parfois, cette stratégie va jusqu’à mélanger info, intox et buzz pour que plus personne ne sache vraiment où regarder.
g
Grand remplacement
Théorie complotiste d’extrême droite, le “grand remplacement” est introduit par Renaud Camus en 2010. Il désigne la prétendue substitution du peuple français par des populations immigrées. Cette idée est largement démentie par les expert·es. C’est une théorie fondamentalement raciste et nationaliste, utilisée pour défendre une prétendue identité nationale “de souche”.
Sources : Le Monde, Fondation Jean Jaurès
h
i
Islamophobie
L’islamophobie désigne une hostilité, une peur ou une haine irrationnelle envers l’islam, les musulmans et leur culture. Cela se traduit par des discriminations, des violences, des propos stigmatisant ou des politiques discriminatoires. Elle peut se manifester à travers des actes individuels ou institutionnels, allant des agressions à la restriction de liberté religieuse. Bien que le phénomène soit réel, il n’y actuellement pas de consensus sur une définition officielle.
Sources : Open Society
J
K
L
M
Masculinisme
Défini par Pauline Ferrari, le masculinisme est un mouvement social politique et organisé qui vise à rétablir la domination masculine des hommes sur les femmes et de faire régresser le féminisme. Il est marqué par une forte présence en ligne et se matérialise souvent sous forme de conseils de développement personnel.
Sources : France Inter
N
Natalisme
Le natalisme est une doctrine qui encourage l’accroissement de la population d’un pays, en valorisant la natalité. Du côté des nationalistes, c’est un argument souvent utilisé pour défendre une idée de nation « homogène » à préserver (contrairement au populationnisme, qui mise aussi sur l’immigration pour encourager la croissance de la population).
Sources : Universalis,Soralia
O
P
Q
Racisme
Le racisme désigne une idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, basée sur la “race”. C’est une oppression systémique, un phénomène psycho-social causant méfiance, rejet et agression envers les personnes racisé·es (personnes non blanches ou perçues comme tel).
Sources : Larousse, Jargon Combatif
R
S
T
U
V
W
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Y
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Bienvenue sur le dico!
Pour comprendre les enjeux antiracistes et féministes, c’est important de bien capter le vocabulaire qui y est lié.
On te propose de redéfinir quelques termes qui pourraient te servir.
A
B
C
D
Dog whistling
Le dog whistling est une stratégie de communication politique qui consiste à transmettre des messages ambigus. Ils sont volontairement formulés de manière à sembler anodins pour la majorité du public tout en ayant un sens particulier pour un groupe ciblé. Cette technique repose sur une double interprétation : un discours qui paraît neutre ou acceptable en surface, active en réalité des références culturelles, idéologiques ou identitaires spécifiques pour ceux qui en partagent les codes. La complexité du dog whistling réside dans sa nature subtile : il est souvent difficile à identifier et à prouver, car il laisse place à l’interprétation. Cela le rend d’autant plus redoutable dans le débat public. Difficile de savoir si l’orateur en use ou si c’est le fruit du hasard.
Sources : mundaneum
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Féminisme intersectionnel
Le féminisme intersectionnel, c’est un féminisme qui prend en compte les différentes discriminations et oppressions. Ces dernières se superposent, et ne peuvent pas être séparées les unes des autres. Ce concept a été théorisé par Kimberlé Crenshaw en 1989. Pour elle, l’intersectionnalité permet de se rendre comptes des différentes situations d’oppression, ou de privilèges.
Sources : Jargon Combatif, unwomen, cairn
Fémonationalisme
Théorisé par Sara R. Farris, le fémonationalisme désigne l’instrumentalisation du féminisme et de l’émancipation des femmes à des fins électorales racistes, xénophobes et islamophobes. Par exemple, des partis nationalistes et néolibéraux pointent les étrangers et les français racisés comme principaux responsables des violences sexistes et sexuelles, en particulier dans l’espace public, afin d’alimenter les stéréotypes racistes et de justifier ainsi la mise en place de politiques racistes et discriminatoires.
Sources : In the name of women’s rights, Sarah R. Farris, La déferlante
Fenêtre d’Overton
La fenêtre d’Overton désigne l’ensemble des idées acceptables dans la société. Joseph P. Overton explique que les idées qui se trouvent à l’intérieur de cette fenêtre sont politiquement sûres, tandis que celles qui sont en dehors sont jugées trop radicales. Une idée peut entrer ou sortir de la fenêtre, en fonction de son usage par les médias, les politiques ou les mouvements sociaux.
Flood the zone
Si on traduit littéralement l’expression “flood the zone”, ça veut dire “inonder la zone”. Dans un contexte politique, c’est un peu la même idée : c’est une stratégie utilisée par des dirigeants/responsables pour saturer l’espace médiatique avec une montagne d’annonces, de messages ou d’actions pas forcément importantes. Le but ? Détourner l’attention des sujets plus sensibles, polémiques ou gênants. Cette méthode a été rendue célèbre par Steve Bannon, un proche de Donald Trump. Parfois, cette stratégie va jusqu’à mélanger info, intox et buzz pour que plus personne ne sache vraiment où regarder.
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Grand remplacement
Théorie complotiste d’extrême droite, le “grand remplacement” est introduit par Renaud Camus en 2010. Il désigne la prétendue substitution du peuple français par des populations immigrées. Cette idée est largement démentie par les expert·es. C’est une théorie fondamentalement raciste et nationaliste, utilisée pour défendre une prétendue identité nationale “de souche”.
Sources : Le Monde, Fondation Jean Jaurès
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Islamophobie
L’islamophobie désigne une hostilité, une peur ou une haine irrationnelle envers l’islam, les musulmans et leur culture. Cela se traduit par des discriminations, des violences, des propos stigmatisant ou des politiques discriminatoires. Elle peut se manifester à travers des actes individuels ou institutionnels, allant des agressions à la restriction de liberté religieuse. Bien que le phénomène soit réel, il n’y actuellement pas de consensus sur une définition officielle.
Sources : Open Society
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Masculinisme
Défini par Pauline Ferrari, le masculinisme est un mouvement social politique et organisé qui vise à rétablir la domination masculine des hommes sur les femmes et de faire régresser le féminisme. Il est marqué par une forte présence en ligne et se matérialise souvent sous forme de conseils de développement personnel.
Sources : France Inter
N
Natalisme
Le natalisme est une doctrine qui encourage l’accroissement de la population d’un pays, en valorisant la natalité. Du côté des nationalistes, c’est un argument souvent utilisé pour défendre une idée de nation « homogène » à préserver (contrairement au populationnisme, qui mise aussi sur l’immigration pour encourager la croissance de la population).
Sources : Universalis,Soralia
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Racisme
Le racisme désigne une idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, basée sur la “race”. C’est une oppression systémique, un phénomène psycho-social causant méfiance, rejet et agression envers les personnes racisé·es (personnes non blanches ou perçues comme tel).
Sources : Larousse, Jargon Combatif
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